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agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays

 

Étymologiquement, le paysage est l'agencement des traits, des caractères, des formes d'un espace limité, d'un « pays ». Portion de l'espace terrestre saisi horizontalement par un observateur, il implique un point de vue. Le paysage, perspective culturelle, est donc une lecture, une création et une interprétation de l'espace où s'articulent plusieurs plans et où l'on peut identifier des objets. Le paysage est appréhendé visuellement et si la notion a une dimension esthétique voire picturale ou littéraire en tant que représentations, elle recouvre de nombreuses acceptions. Par extension, comme le terme panorama, dans des expressions comme « paysage politique » ou « paysage médiatique », il peut désigner un ensemble contextuel, la vision des choses à un temps donné, le paysage étant en constante évolution.

 

Une notion complexe 

La notion actuelle de paysage est somme toute assez récente. Avant d'être l'objet de représentations artistiques ou d'études, le paysage était un pays au sens originel du terme, c’est-à-dire une portion du territoire offrant des perspectives plus ou moins importantes avec une identité bien marquée, le cas échéant un lieu de vie et de travail pour les habitants locaux qui font partie de ce pays.

La notion de paysage oscille entre deux pôles:

Le « paysage produit », considéré comme la résultante de l'action conjointe des sociétés humaines, du monde vivant (animal, végétal, fongique, etc.) et du milieu abiotique. C'est cette conception qui prédomine en écologie du paysage, écologie étudiant dans le temps et l'espace (unités biogéographiques) la dynamique et l'agencement des taches du paysage aux échelles intermédiaires entre le planétaire (biosphère) et le local, les communications, les barrières, les fragmentations.
Le « paysage utilisé » considéré comme la perception culturelle et fonctionnelle que l'on a de son environnement à perte de vue, à l'exception des points d'intérêts proches de l'observateur. On s'est référé également au paysage pour désigner sa représentation dans une œuvre.

Les notions de patrimoine, d'esthétique et d'aménités donnent alors une valeur au paysage, variant selon les époques et jugée plus ou moins subjective et relative selon les acteurs.

 

« Ce qui se voit » 

Le paysage est avant tout une « vue »5 : à la fois vue d'un espace qui existe indépendamment de nous, comme par exemple la montagne et donc susceptible de pouvoir être étudié de façon objective : l’altitude, la température, la structure interne mais aussi vue d’un espace que l’on perçoit6, que l’on sent et cela, chacun de manière différente (« […] il voit les mêmes choses, mais avec d’autres yeux », N. Gogol, Tarass Boulba). À partir du moment où l’appréciation esthétique rentre en compte, où l’on charge l’espace « de significations et d’émotions», l’étude paysagère ne peut être que subjective.

 

Une approche pluri-sensorielle 

Le paysage visible construit à travers des filtres est aussi « sensation interne », ce que Diderot appelait « rumeur des viscères ». En effet, tous les sens entrent dans la construction du paysage, qu’il s’agisse du toucher, de l’odorat, de l’ouïe. Le paysage sonore a notamment été étudié par le compositeur et musicologue canadien Raymond Murray Schafer. Pour lui, ce paysage est soumis à la fois à la discontinuité (il n’y pas de fond sonore véritable) et à la disjonction entre « l’entendu et l’identifié » (difficulté de reconnaître, de situer, la source d’un bruit émis). Alors qu’autrefois il était bien supporté, aujourd’hui le bruit suscite la plainte et est connoté négativement, rattaché aux couches populaires, d’où l’ascension des vertus de silence devenu paradoxalement moyen de distinction. L’étude paysagère par le biais de l’odorat et du toucher est très intéressante mais beaucoup moins développée.

 

Une analyse scientifique du paysage ? 

La subjectivité au cœur de l'approche du paysage semble remettre en cause l’idée d’une analyse scientifique du paysage, avant tout naturaliste, notamment développée chez les géographes russes (en Russie, tout s’explique par l’étendue et le climat. Cette non-scientificité du paysage, Alain Roger l’oppose à l'environnement : « le paysage ne fait pas partie de l’environnement » (Court traité du paysage). En effet, « l’environnement » est un concept récent, d’origine écologique, et justiciable d’un traitement scientifique ; il regroupe l’eau, la terre, l’air, la végétation, les reliefs : « il est alors équivalent de ce que, mais bien à tort, certains géographes physiciens nomment paysage» qui réduisent ce dernier a son socle naturel. Cependant, comme le rappelle Alain Corbin, un paysage s’inscrit, est « inséré », dans un environnement.

 

La question de la temporalité 

Le paysage est soumis à des changements temporels et à des cycles tant comme vision que comme production de l'espace.

La notion de paysage et son approche géographique, économique, sociale, esthétique ou écologique font nécessairement appel au temps auquel on se réfère. Quelle que soit la définition donnée du paysage, son observation et son étude confrontent impitoyablement deux êtres vivants, l'un observé et l'autre observateur. Et comme tous êtres vivants, l'un et l'autre sont sujets aux variations séculaires, annuelles, saisonnières ou journalières. L'observé se présente à un moment "T", chargé de son passé, visible ou non, et déjà riche de son devenir, prévisible ou non. De même, l'observateur se présente à un moment "T", chargé de son passé, de ses acquis culturels, sociaux, avec sa propre personnalité, le tout constituant un être également en devenir. Saisir un paysage est donc un moment bref et non renouvelable à court terme. En ce sens, ce que l'on saisit, le paysage, ne peut être considéré que comme une entité unique, personnelle et éphémère. Le paysage n'est que pour ce qu'il est au moment ou son observateur le voit. Dans l'absolu, on peut ainsi affirmer que, en dehors de cet instant "T" pour un observateur défini, le paysage n'existe pas.

 

Approche picturale 


Historiquement, le paysage est d'abord une notion artistique, au sens de décor disposant d'une valeur esthétique. Le regard paysager s'est formé dans le monde occidental au contact de l'art pictural et de ses évolutions au début de l'époque moderne, notamment à la Renaissance. La naissance du paysage est lié ainsi à une « médiation par l'art », à un processus d'« artialisation », notion empruntée à Montaigne par Alain Roger, qui permet de passer du pays au paysage. L'intervention de l'artiste et de son regard entraîne « une dualité pays-paysage qui répond à une dualité de type de dualité nudité-nu, la nature étant le corps dévêtu qui ne devient esthétique que grâce à l'intervention de l'art »: c'est ce processus qu'Alain Roger nomme « artialisation ».

Approches géographiques

Histoire de la notion en géographie 

À la charnière des XIXe et XXe siècles, la géographie, notamment par l'intermédiaire d'Alexandre de Humboldt et Élisée Reclus, reprend à son compte le paysage, jusqu'alors territoire du peintre pour en faire un objet d'étude. Le géographe Paul Vidal de la Blache, co-fondateur des Annales de géographie et de la géographie française dite classique, a largement contribué à forger l'approche géographique des paysages dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le paysage est alors conçu dans une visée objective et généalogique : il est le résultat des actions des hommes s'adaptant à leur environnement naturel au cours de l'histoire. Il devient un vaste ouvrage où le géographe peut distinguer les éléments naturels des éléments culturels, et leur intime mélange dans bien des régions, se succédant au cours du temps. Cette approche, qui réduisait le paysage à l'ensemble des objets qui le composent a longtemps dominé la pensée géographique française du paysage, mais elle évacuait la question de la subjectivité.

Dans les années 1970-1980, les géographes, sous la houlette de Georges Bertrand, ont commencé à considérer le paysage comme un objet hybride, faisant appel à la fois aux sciences naturelles (géomorphologie, écologie végétale, climatologie) et aux sciences sociales (territorialisation de l'espace, perception, phénoménologie, symboles politiques…). Georges Bertrand a ainsi créé un concept ternaire d'étude : géosystème - territoire - paysage, permettant d'étudier les dynamiques du paysage et son évolution. Une telle conception permettait de rendre compte de l'évolution d'un paysage, dépendant à la fois des processus naturels et des aménagements humains, des perceptions et des idéologies. Dans son article « Paysage et géographie physique globale » (in Revue de géographie des Pyrénées et du Sud-Ouest, 1968) Georges Bertrand, en se référant au paysage, synthétise cette idée en affirmant :
« C'est, sur une certaine portion de l'espace, le résultat de la combinaison dynamique, donc instable, d'éléments physiques, biologiques et anthropiques qui, en réagissant dialectiquement les uns sur les autres, font du paysage un ensemble unique et indissociable en perpétuelle évolution. »

Depuis une vingtaine d'années, l'étude du paysage par les sciences humaines est particulièrement vive en France. Dans cette perspective, « les formes paysagères sont désormais conçues comme des construits, analysés en tant qu'ils sont représentations des rapports des hommes aux lieux ». Le géographe Jean-Robert Pitte par exemple se place dans une posture rompant avec les principes de Vidal de la Blache : il insiste largement sur la place de la subjectivité et de l'évolution des perceptions, à travers nos modes de vie (voiture, avion, train) que les artistes viennent révéler grâce à leurs œuvres. L'historien Alain Corbin élargit aussi la question de la perception paysagère en ne la cantonnant pas qu'au visuel mais à tous les sens. Il a ainsi parlé de « paysage sonore » dans son ouvrage sur les cloches dans les campagnes françaises. La distinction entre une approche naturaliste du paysage et une approche culturaliste a été exprimée le plus fortement par le philosophe Alain Roger dans son essai « Paysage et environnement : pour une théorie de la dissociation » qui en appelle à distinguer les deux notions.

Une définition légale du paysage aujourd'hui largement partagée, à l'échelle européenne, est celle contenue dans la Convention européenne du paysage, signée sous les auspices du Conseil de l'Europe en 2000. Selon cette définition « Le paysage définit une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l'action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations ».

 

Espaces vierges 

La notion de paysage recouvre des dimensions spécifiques en Amérique du Nord. Le paysage américain, et particulièrement ceux du Grand Ouest et des forêts boréales du Canada, rompt avec bien des canons européens. La découverte des grands espaces occidentaux des États-Unis, lors de la seconde moitié du XIXe siècle, bouleverse totalement ses découvreurs, dignes successeurs d' Alexandre de Humboldt. Ils sont face à des espaces sauvages, en regard d'une Europe quasi-entièrement anthropisée, et d'échelles sans commune mesure avec ceux de l'Ancien Monde. De plus, ce fut l'occasion à un nouveau médium artistique de fournir sa vision du paysage : la photographie, alors que jusqu'à présent la peinture avait eu la charge de cette représentation. Les photographies d'Ansel Adams dans le massif de la Yosemite Valley en sont exemplaires. C'est à cette occasion qu'est forgé le concept de wilderness, difficile à traduire (« sauvageté », « monde sauvage », « naturalité » ?), pour qualifier ces grands espaces vierges proposés comme des mondes à préserver de l'anthropisation.

 

La délicate étude des paysages anciens

Les dérives des études morpho-historiques 

L’étude de paysage est délicate et controversée. Les tentatives de synthèse d’histoire rurale ou d’histoire du paysage de telle ou telle région, ayant l’ambition d’exploiter des sources écrites et non écrites, sont généralement soit des travaux rapprochant de manière superficielle des données archéologiques, morphologiques et textuelles pour produire un discours historique, soit des ouvrages de paléogéographie lacunaires et parfois anhistoriques.

La cause d’un tel échec est de vouloir réduire le réel à une schématisation systématique dès que celui-ci est perçu comme paysage aux formes complexes. Les historiens ont donc plus fait l’histoire d’un paysage irréel à force d’être réduit à des schématisations successives, que l’histoire la plus « réelle » possible de l’objet.

Or, le paysage n’est pas seulement une structure que l’on peut schématiser : il est un fonctionnement, une interaction dynamique permanente entre des éléments physiques et des éléments sociaux, et l’étude de la morphologie des paysages du passé doit donc être une géographie des espaces des sociétés du passé rendant compte de leurs dynamiques de transformation.

 

Une réalité épistémologique complexe 

Étudier un paysage considéré comme fonctionnement, interaction dynamique, est rendue d’autant plus difficile qu’elle s’inscrit dans une situation épistémologique particulière :
d’une part, l’histoire a pris l’habitude de se priver d’espace, à force de le réduire à un stéréotype, à une idée d’espace;
d’autre part, la géographie fut partagée entre géographie physique et géographie humaine ;
enfin, l’archéologie actuelle est profondément marquée par les sciences du paléoenvironnement, permettant l’accès aux composantes végétales et animales du paysage ancien, et par la géoarchéologie, traitant du sédiment, de son évolution et de sa relation avec les sociétés, de par l’aménagement du paysage et de l’agriculture.

Ainsi, une étude de paysage, qui pourrait être dite « archéologie des paysages », « morphologie dynamique des paysages » ou encore « paléogéographie », est donc au carrefour de plusieurs disciplines.

 

Les voies d’accès à la connaissance du paysage ancien 

Connaître et comprendre le paysage implique de rapprocher des disciplines et points-de-vue différents pour notamment :
exploiter des textes, des atlas, des inscriptions, cartes, itinéraires, toponymie, etc. ;
Prospecter (approche spatiale et matérielle), afin d'exploiter des sources archéologiques pour connaître l'histoire et les impacts des structures (agraires ou autres) et pour permettre une écologie rétrospective, l'étude des paléopaysages et une archéomorphologie ;

 

Vers une nouvelle organisation des champs scientifiques

Pour une étude de paysage, il ne suffit pas d’articuler entre elles des disciplines autonomes (histoire, géographie, etc.) possédant leur propre méthode et leur corpus documentaire. En effet, le paysage est à la marge de disciplines qui ne s’articulent pas vraiment:
L’histoire, analysant les textes ;
La géographie, analysant les régimes agraires et les phénomènes d’urbanisation ;
L’archéologie, étudiant les sites ;
La géologie des profondeurs.

L'étude de paysage appelle donc une nouvelle organisation des champs scientifiques permettant une approche systémique. Ces questions ont été largement traitées par Gérard Chouquer (directeur de la rédaction des Études rurales), François Favory ou encore Philippe Leveau.
Approche écologique. Des informations de cet article ou section devraient être mieux reliées aux sources mentionnées dans la bibliographie.
Améliorez sa vérifiabilité en les associant par des références.

Écologie du paysage 

Le paysage naturel fait désormais l'objet d'un discipline scientifique à part entière, l'écologie du paysage, et peut être considéré comme un patrimoine commun à préserver.

En aménagement du territoire, la prise en compte des aspects paysagers d'un quelconque projet d'aménagement (rénovation, remembrement agricole, autoroutes, etc.) est désormais presque obligatoire. En effet le Plan local d’urbanisme des communes doit désormais le prendre en compte, et des lois comme celle du 8 janvier 1993 (dite "loi Paysage") permet la protection du paysage en tant que tel. Ainsi la plupart des projets d'aménagement, comme les plans de gestion des espaces naturels, comportent au préalable une analyse paysagère du milieu.

En application des principes de la Convention européenne du paysage, les pays de l'Union européenne sont tenus d'inventorier leurs paysages dans un souci d'aménagement, de gestion ou de préservation. En France, cet inventaire est réalisé sous la forme d'atlas de paysages, à l'échelle départementale ou régionale.

 

Politiques publiques du paysage 

L’administration du paysage est encore récente. La première loi s’y rapportant date de 1906 et la stabilisation du service qui en a la charge s’est opérée en 1995 avec la création de la sous-direction des sites et paysages au sein de la direction de la nature et des paysages au ministère de l'écologie et du développement durable. Emmanuelle Heaulmé (École d’architecture et de paysage, Bordeaux) distingue trois grands modèles de perception et d’action qui, au cours du XXe siècle, ont ordonné la patrimonialisation des paysages :
le « paradigme du pittoresque » : le paysage s’impose comme objet patrimonial dans la mesure où il se prête à un rapprochement avec une œuvre peinte (lois 1906 et 1930 sur les sites et monuments naturels)
le « paradigme de l’environnement » à partir des années 1950 : inscription et classement, dans les années 1960 et 1970, de grands paysages naturels (ex. Landes et Gironde), et apparition d'une nouvelle politique qui s’attache, au-delà de la simple protection, à mettre en œuvre une véritable gestion des sites.
le « paradigme du paysage culturel » depuis les années 1980 : attention portée au paysage en tant que forme sensible d’une interaction dynamique du naturel et du social.

 

Protection des paysages exceptionnels 

L’État, en Occident, s’est donc peu à peu doté de pouvoirs réglementaires importants, notamment en faveur des paysages exceptionnels dits patrimoniaux. La loi française de 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque permet le classement des paysages les plus exceptionnels au titre des sites. Le classement offre une protection renforcée en comparaison de l'inscription, en interdisant, sauf autorisation spéciale du ministre compétent, la réalisation de tous travaux tendant à modifier l'aspect du site. Par ailleurs, les directives de protection et mise en valeur des paysages visent à assurer de façon sélective la préservation et la mise en valeur des principaux éléments structurants d’un paysage. Il existe également d'autres instruments de protection pour la sauvegarde des espaces naturels exceptionnels comme les réserves naturelles nationales, les parcs nationaux, les réserves biologiques, etc. Enfin on peut citer l'apparition de règles spécifiques dans certains espaces fragiles et/ou convoités, comme la loi montagne et la loi littoral, ou la création d'un sanctuaire pour les mammifères marins en Méditerranée (« sanctuaire Pelagos », accord fait à Rome le 25 novembre 1999).

À l'échelle internationale, le classement au patrimoine mondial de l'UNESCO reconnait des sites d'une valeur patrimoniale exceptionnelle universelle pour l'humanité. Ce classement a été introduit par la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel en 1972. En 2008, 33 sites sont classés au patrimoine mondial, culturel et naturel en France et 878 dans le monde. À noter, le classement du Val de Loire de Sully sur Loire à Chalonnes sur plus de 85 000 ha en tant que paysage culturel exceptionnel.

 

Vers une politique des paysages du quotidien 

En France, en 1971 a été créé un ministère chargé de la protection de la nature et de l'environnement, et depuis 1995, le ministre chargé de l’environnement et du développement durable est, au sein du gouvernement, responsable de la politique des paysages, cadrée notamment par la loi paysage. Depuis 1989, le ministère décerne un prix du paysage chaque année à des paysagistes et des collectivités pour leurs projets.

Il faut enfin rappeler que la plupart des instruments de protection paysages relève des collectivités locales. Les élus locaux jouent un rôle central car ils se font les porte-parole des attentes de leurs administrés et ils justifient la pertinence locale des problèmes paysagers avec une argumentation sociale.

On constate donc la progressive mise en place d’une véritable politique des paysages, laquelle a pour objectif de « préserver durablement la diversité des paysages français ».

La mise en productions diverses et aménagements de la nature par les paysans est de première influence sur les paysages. Parfois, une conscience aigüe de ce pouvoir et un amour certain pour leur "pays" les transforment en paysagistes.

La gestion des jardins et des espace verts a donné lieu à une forme de spécialisation de l'architecture qui prend en compte les particularités de la mise en valeur, de la construction ou de la modification des paysages ou de portions de paysages.

On parle alors des activités de paysagistes, d'ingénieurs paysagistes ou d'architectes-paysagistes, selon les contextes.

 

Article détaillé : Paysagiste.

Écoles d'architecture et de paysage 
Articles détaillés : Liste des Écoles d'architecture et de paysage et Liste des écoles d'architecture.

 

Notes et références

↑ Pour parcourir les nombreuses définitions que recouvrent le terme, on consultera utilement les définitions proposées en note de lecture [archive] par Madeleine Griselin, Serge Ormauxet Jean-Claude Wieber, Unité de recherche THéMA, Université de Franche-Comté.
↑ Donadieu P. & Périgord M., Clés pour le paysage, Ophrys, 2005, p. 31.
↑ On pourra consulter sur ce sujet l'article de Paul Arnould, « Le paysage : de la production à l'usage », Géoconfluences [archive], le 23 février 2003
↑ Madeleine Griselin, Serge Ormauxet Jean-Claude Wieber, Utilisation des paysages [archive]Unité de recherche THéMA, Université de Franche-Comté.
↑ Roger Brunet, Analyse des paysages et sémiologie, 1974
↑ Roger Brunet, La théorie Du paysage en France, Champ vallon 1997.
↑ Nouvelles Russes : Traduction française publ. par L. Viardot, Parsi, 1845,p. 67
↑ Alain Corbin et Jean Lebrun, L’homme dans le paysage : entretien avec Jean Lebrun, Textuel, 201, p. 11
↑ Muray Schafer, « The Tuning of the World » (NY, 1978) in Le Paysage Sonore, Paris, éd. Française, Lattès, 1979 ; Jean-François Augoyard, « La vue est-elle souveraine dans l’esthétique paysagère ? », Le Débat, mai-août 1991, n°65, 9 p.
↑ Roger Brunet, Les mots de la géographie, Dictionnaire critique
↑ Madeleine Griselin, Serge Ormauxet Jean-Claude Wieber, Statut temporel du paysage [archive], Unité de recherche THéMA, Université de Franche-Comté
↑ a et b Yvette Veyret, « Milieux, environnement et risques », in Annette Ciattoni et Yvette Veyret (dir), Les fondamentaux de la géographie, Armand Colin, 2003, p. 55
↑ [1] [archive]
↑ Alain Roger Nus et paysages. Essai sur la fonction de l'art, 1978, Aubier.
↑ qu'il s'agisse, « in situ » du regard du paysagiste ou, « in visu », de celui du peintre
↑ Federico Ferretti « La vérité du regard : l'idée de paysage chez Élisée Reclus [archive] », juin 2009, Projets de paysage
↑ a et b Thérèse Saint-Julien, « L'approche spatiale », in Annette Ciattoni et Yvette Veyret (dir), Les fondamentaux de la géographie, Armand Colin, 2003, p. 11
↑ Alain Roger, « Paysage et environnement : pour une théorie de la dissociation » in Jean-Pierre Le Dantec, Jardins et paysages, Éd. Larousse, 1996.
↑ Elle a été adoptée en France par la loi no 2005-1272 du 13 octobre 2005, autorisant l'approbation de la convention européenne du paysage et publiée le 22 décembre 2006 par le décret no 2006-1643 du 20 décembre 2006 portant publication de la convention européenne du paysage signée à Florence le 20 octobre 2000.
↑ Gérard Chouquer, L'étude des paysages. Essais sur leurs formes et leur histoire, Paris, Errance, 2000, p. 10.
↑ Gérard Chouquer, L'étude des paysages. Essais sur leurs formes et leur histoire, Paris, Errance, 2000, p. 10.
↑ Gérard Chouquer, L'étude des paysages. Essais sur leurs formes et leur histoire, Paris, Errance, 2000, p. 99 ; 184.
↑ Gérard Chouquer, L'étude des paysages. Essais sur leurs formes et leur histoire, Paris, Errance, 2000, p. 99.
↑ Gérard Chouquer, "La place de l'analyse des systèmes spatiaux dans l'étude des paysages du passé", in Gérard Chouquer (dir.), Les formes du paysage, t. 3, L'analyse des systèmes spatiaux, Paris, Errance, 1997, p. 17.
↑ Gérard Chouquer, "La place de l'analyse des systèmes spatiaux dans l'étude des paysages du passé", in CHOUQUER G. (dir.), Les formes du paysage, t. 3, L'analyse des systèmes spatiaux, Paris, Errance, 1997, p. 17-19.
↑ Gérard Chouquer, L'étude des paysages. Essais sur leurs formes et leur histoire, Paris, Errance, 2000, 208 p.

 

Voir aussi

Bibliographie 
Gérard Chouquer (dir.), Les formes du paysage, t. 3, L'analyse des systèmes spatiaux, Paris, Errance, 1997.
Gérard Chouquer, L'étude des paysages. Essais sur leurs formes et leur histoire, Paris, Errance, 2000, 208 p.
Pierre Donadieu et Michel Périgord, Clés pour le paysage, OPHRYS, 2005, 368 p. (ISBN 9782708010970)
Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate, Rivières et Paysages, Ed. La Martinière, 2006
Jean-Robert Pitte, Histoire du paysage français, Tallandier, 2003 (ISBN 2847340742)
Jean-Louis Tissier, « Paysage » ; Jacques Lévy et Michel Lussault (dir.), Dictionnaire de la Géographie et de l'espace des sociétés, Éditions Belin, 2003.

 

Articles connexes

Écologie du paysage
Analyse paysagère
Paysage urbain
Paysage rural

 

Liens externes

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Les paysages sur Wikimedia Commons (ressources multimédia)
Paysage sur le Wiktionnaire (dictionnaire universel)
Convention Européenne du paysage
Le paysage au Ministère de l'Écologie et du Développement durable
« Le paysage dans tous ses états », dossier de Géoconfluences, mise en ligne le 28 avril 2007.
La science du paysage "Une géographie comparée l'étude du milieu et des paysages"

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